Historique

Sophrologie

« Science qui étudie la conscience humaine, ses variations et modifications, dans un but thérapeutique, prophylactique, pédagogique, afin de permettre à l’homme d’être en harmonie mentalement, corporellement, et en juste rapport avec son environnement. »

La Sophrologie a été créée en 1960 et ce néologisme a été formé à partir de trois racines grecques :

  • SOS : équilibre, harmonie, mais aussi “sain”, exempt de maladies,
  • PHREN : cerveau, esprit, conscience,
  • LOGOS : discours, méthode, étude.

Une autre origine est celle où "sophia" signifie sage, modéré, de bon sens...

Au départ elle s’est largement répandue dans les milieux médicaux (dentisterie, stomatologie, cardiologie, gynécologie, psychiatrie etc.) comme méthode de complément à la spécialité du praticien.

Elle a gagné ensuite le milieu para-médical : psychologues, infirmiers, kinésithérapeutes l’ont adaptée en fonction de leur différentes professionnalités. Elle s’est révélée alors comme une méthode d’accompagnement extrêmement efficace s’appuyant sur la notion de Conscience et sur la phénoménologie.

Depuis les années 80, grâce aux courants français et suisses, elle s’est orientée vers les sciences sociales et de l’éducation au sens large : éducateurs spécialisés, animateurs et assistants sociaux etc. pour enfin donner toute sa dimension au plan pédagogique : enseignement, prévention, sport, art de vivre, développement personnel...

Depuis, les bases orthodoxes, bien que toujours respectées, ont donné naissance à autant de sophrologies qu’il y a de sophrologues. Science en mouvement, elle est, si je puis dire, devenue aujourd’hui, « bien du public ».

Trois principes fondamentaux

  • Développer un schéma corporel comme réalité vécue afin d’habiter véritablement un corps “en santé” et (re)conquérir une harmonie physique et par extension, mentale. Nous avons une “image imaginaire” de notre corps et une présentation objective de celui-ci : nous apprendrons comment re-concilier les deux.
  • Utiliser le principe d’action positive pour développer les « vécus positifs dynamiques » du passé, du présent et du futur et modifier notre perception des événements. Découvrir qu’il est possible de vivre autrement en engendrant des « syndromes de réussite ».
  • Recourir au principe de réalité objective afin de situer et affermir une place, une historicité, repérer les limites et exister plus efficacement à l’intérieur de celles-ci.

La sophrologie est trop souvent vue comme une méthode de relaxation destinée à faire des visualisations. C’est loin de n’être que cela, et cette pratique nommée « sophro-acceptation-progressive » n’est pas exhaustive de la cinquantaine de méthodes que compose l’ensemble des techniques. Les « relaxations dynamiques », qui se pratiquent debout et assis, offrent des potentialités applicables à toutes les professions.
L’objectif ? Etre capable dans les situations de la vie quotidienne de trouver le juste tonus, la juste tension, adaptée à un projet existentiel.

La pratique de la sophrologie n’est pas seulement une « parenthèse verte » :

ELLE EST AVANT TOUT, A NOS YEUX, UN PROJET D’AUTONOMISATION DE L’ETRE, UNE FAÇON SOUPLE DE L’AIDER A SE REDRESSER, A FAIRE FACE, A SE TENIR DEBOUT.